Blason du ParadouLe Paradou, village des Alpilles

Le Paradou
village des Alpilles

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Le Paradou, le village

Depuis le site de l’Arcoule, situé au Nord du village jusqu’au Tours de Castillon, le promeneur peut imaginer les différents habitats occupés autour du village.

A la fin de l’Age de fer et pendant l’Antiquité tardive, les hommes occupent la plaine riche en « Arcoules » - ruisseaux – descendant des Alpilles. C’est une plaine propice à l’agriculture. Le site de l’Arcoule, la découverte du lion, une nécropole attestent d’un habitat important au nord de la commune actuelle du Paradou.

Au sud, les fouilles aux Tours de Castillon ont révélé l’existence d’un oppidum protohistorique fortifié qui sera modifié à l’époque hellénistique.

Au Haut Moyen Age, l’habitat s’implante sur une occupation de l’Antiquité tardive autour de l’église St-Martin-de-Félaurie qui paraît sur les listes synodales. Il est peut-être protégé par un castelet dont on trouve des pans de mur sur une butte au Nord du cimetière actuel. La nécropole se situe alors au sud de l’église. Puis le site est abandonné vers le XIIè s. moment où l’église disparaît des registres au profit de St-Marie-de-Castillon. Au XIè s. l’habitat se replie derrière le système défensif des Tours de Castillon qui sera abandonné au XIVè s. Le village prend le nom de Le Paradou au moment de la Révolution et se recentre autour des moulins à parer le drap – la parade, « lou paradou », le Paradou. La Commune du Paradou voit le jour le 23 septembre 1796 soit le 1er vendémiaire de l’an V.

 

Le site des Tours de Castillon

Direction St-Martin-de-Crau, au sud du village. A l’intersection de la route des Tours de Castillon et du chemin de Faubraguette ou chemin Henri Aubert, prendre le sentier, à pied.

Situé sur la chaîne de la Pène au-dessus d’un point de franchissement de la Vallée des Baux, au cours de l’histoire le site de Castillon a tiré profit de sa situation dominante sur le marais et les voies de circulation.

On y relève un premier oppidum à l’époque protohistorique suivi par un habitat à la période hellénistique. Les Romains y ont laissé quelques traces avant de le délaisser en partie.

À partir du XIe s. le site acquiert une nouvelle importance quand les Seigneurs des Baux l’intègrent dans le système défensif de leur territoire. Le château s’appuie alors sur 4 tours dont trois restent visibles. Le lieu compte 40 foyers. Le seigneur des Baux y fait élever la chapelle castrale de Ste-Marie-de-Castillon.

Le site sera abandonné au XIVème sans trace de destruction, il servira de « carrière » pour l’extension du village de St-Martin-de-Castillon.

Des éléments de la fouille du site sont à voir dans le hall de la mairie du village.

 

La Burlande

Propriété privée

A la sortie ouest du village, on peut voir tout au fond de la propriété, un bassin de convergence bâti en grand appareil - grands blocs - dans lequel se réunissaient les eaux d’Entreconque et de l’Arcoule pour couler vers le site de Barbegal que l’aqueduc alimentait en eau des Alpilles.

Au sud du bassin, en suivant la canalisation, deux structures symétriques, toujours en grand appareil, sont les vestiges d’un pont romain qui permet de préciser le tracé de la voie aurélienne. L’aqueduc traverse l’actuelle route pour suivre les versants est et sud du Défend de Sousteyran.

Si l’on traverse cette même route, en prenant le chemin de St-Eloi, on trouve un regard sur la gauche à l’intersection avec l’avenue de l’aqueduc romain - tout de suite sur la gauche, en montant. Ces regards, placés tous les 90 m, permettaient l’entretien des canalisations. Celui-ci est visible sur une partie communale.

 

La croix des Clapiers

Cette croix se situe à présent dans le vieux cimetière. A l’origine, elle fut érigée, en 1660, dans le cimetière au sud de l’église puis déplacée en 1702 dans le cimetière au nord de l’église. Le cimetière se déplaçant encore vers le nord en 1873 la croix y prend sa place actuelle. Elle porte ce quatrain de Charloun Rieu :

« Nostre vouiage se termino Notre voyage se termine

Aro es pèr iéu deman sera pèrtu Aujourd'hui pour moi et pour toi demain.

Bén urous l’ome que camino Bien heureux l’homme qui chemine

Dins lou draióu de la vertu ! Sur le chemin de la vertu.

 

Cette croix a une légende : les époux Clapier, Pierre Clapier et Marie Giber avaient promis son édification. Le mari mort, sa femme aurait un peu oublié la promesse.

Un jour une fillette de la famille aperçut une colombe qui lui dit : " Va dire à ta marraine de réaliser sa promesse d’élever une croix dans le cimetière et de célébrer les messes pour le repos de l'âme du pauvre Clapier sinon les chevaux de la ferme seront tous frappés d’un mal mortel". Mais la veuve Clapier attendit encore, un cheval mourut puis un deuxième. A la mort du troisième, elle exécutât enfin son vœu !   

 

L’église

Route des Baux

Un texte de 981 mentionne l'existence dès le Xème s. du Prieuré Saint Martin et la dotation faite à l'abbaye de Montmajour par le Seigneur des Baux Pons le jeune, de terrains situés près de l' « église Saint Martin en Félaurie », Félaurie étant le nom ancien du versant méridional des Alpilles.

Elle est supplantée un temps par la chapelle castrale de Ste-Marie-de Castillon avant de reprendre sa fonction. Elle subira les aléas des conflits entre les paroisses des Baux, Maussane et St-Martin-de-Castillon avant de devenir l’église du village de Paradou.

 

Le Mas d’Escanin

Propriété privée

Le mas des Quenin ou des Canin, patronymes courants dans la région, sommeille sous de magnifiques platanes sur la route des Baux. Mentionné comme moulin dès 1623, c’est une grande propriété agricole, un « mas » traditionnel pourvu de son moulin à huile et de son moulin à farine. La présence d’un vivier et d’une glacière peut laisser penser que le mas est implanté sur une villa gallo romaine. Sa chapelle a peut-être été implantée sur un petit temple celto ligure. Ce ne sont là que des suppositions.

Dans la cour, une tour témoigne seulement de l’admiration d’un membre de cette famille pour Viollet-le-Duc.

 

Textes de M et D Valadier pour l’Association Archéologique du Paradou – 27 novembre 2012

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